La protection des constructions

La protection des constructions

Application des normes de construction parasismiques

Les ingénieurs de la Direction des Bâtiments et Collèges du Conseil Général ont participé aux travaux de l’AFPS ( définition) en contribuant à la rédaction des normes parasismiques  relatives aux maisons individuelles aux Antilles. Ce guide CP-MI paru en janvier 2001, constitue le tome 4 des recommandations de l’AFPS.

Face au risque sismique, le Conseil Général a très tôt manifesté sa volonté de  sécuriser les équipements départementaux, en anticipant l’entrée en vigueur des normes parasismiques PS92 (1998) lors de l’extension des Archives Départementales en 1996 et de la construction du collège Julia Nicolas en 1997.
Les nouvelles constructions sont depuis, systématiquement réalisées selon ces normes.

La construction du Centre de Découverte des Sciences de la Terre (photo récente), a nécessité une démarche exemplaire en matière parasismique tant au niveau des études que des travaux.

Haut lieu de savoir et d’histoire, cet ouvrage exceptionnel construit en 2004, est le premier et plus spectaculaire des ateliers d’information du public contre les risques naturels majeurs en Martinique.
Il représente un outil important de la politique de vulgarisation scientifique, à travers ses expositions permanentes et temporaires et les outils de surveillance dont il dispose (une station météorologique et un accéléromètre didactiques).

Après l’étude de différentes propositions techniques, l’insertion d’appuis en élastomère entre le plancher du bâtiment et ses supports a été retenue. Ces appuis qui absorbent les efforts provoqués par les séismes permettent de désolidariser l’étage de ses supports et autorisent un déplacement latéral d’une amplitude maximale de  20 cm.
De classe C d’un point de vue réglementaire, cet ouvrage d’art répond aux contraintes exigées pour les bâtiments de classe D.
Par son édification, le Conseil Général a démontré qu’en respectant les normes et en s’entourant des garanties nécessaires, la Martinique  pouvait construire des ouvrages ambitieux nécessaires à son développement.

- L’usine de Vivé dont le Conseil Général est propriétaire et maître d’ouvrage est aujourd’hui un ouvrage de classe D conformément au décret du 14 mai 1991 et à l’arrêté du 29 mai 1997.

Pour sécuriser la production d’eau potable, elle a été reconstruite en 2005 aux normes parasismiques afin de préserver l’ensemble des bâtiments, y compris la prise en rivière, en cas de tremblement de terre.

- Plus globalement, la collectivité départementale a établi un pré diagnostic des collèges dans le but de connaître le degré de vulnérabilité de chaque bâtiment, les principes de confortement envisageables, les priorités et les masses financières nécessaires. Sur la base de ce diagnostic élaboré avant le séisme du 29 novembre, la communauté scientifique pourra intensifier ses recherches et améliorer les outils d’évaluation de la vulnérabilité des bâtiments existants.
Suite au séisme du 29 novembre, les ingénieurs du Conseil Général ont modélisé les structures les plus atteintes afin d’en caractériser le fonctionnement et de dimensionner les renforcements à prévoir.

-Un plan de renforcement parasismique des bâtiments et collèges du Conseil Général a été approuvé par la commission permanente du 7 mai 2009.
Il se décline en deux phases : d’une part le renforcement parasismique des collèges les plus endommagés par le séisme de 2007 à savoir Dillon I, Marigot, Marin et Rivière-pilote et d’autre part le renforcement parasismique conservatoire puis définitif de 60 sites départementaux.

Constructions para cycloniques

Les bâtiments construits par le Conseil général sont conçus pour résister à des vents de 230 km/h en rafales. Ceux devant servir d’abris sont dimensionnés pour des rafales de 320 km/h.

nasdy

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